Sortie Kayak sur l’Argens

12.07
2026

Ce dimanche 12 juillet au matin, en cette longue période de canicule, nous étions 18 à rechercher la fraîcheur sur l’Argens, mais aussi attentifs aux commentaires de Denis Huin notre guide et vice président. La ripisylve de l’Argens nous a réservé quelques belles surprises.

Dès le départ un rollier est venu nous accueillir en réalisant un passage éclair au-dessus de nos têtes. Plus haut dans le ciel, ce sont 5 milans qui réalisent des arabesques à diverses altitudes, nous espionnent-ils ? attendent-ils que nous soyons passés pour reprendre leur chasse ? Le mystère restera. Denis nous fait remarquer que leurs déplacements, aussi bien horizontaux que verticaux, sont réalisés avec une énorme économie d’énergie ; ils s’attachent à profiter de l’air et des courants. Les hirondelles sont moins avares en dépense d’énergie lors de leurs allées et venues toujours rapides et saccadées, la collecte de leur repas (des insectes en vols) en dépend. Une tortue de Floride, perchée sur une branche morte au ras de l’eau, nous épie un long moment pour le plus grand plaisir des photographes. En passant nous dérangeons involontairement une couleuvre vipérine qui était postée sur le fond sans doute à l’affût d’une proie à se mettre sous la dent. Le spectacle des libellules est permanent pendant les trois heures de notre navigation. Elles nous font admirer leurs jolies couleurs, verte, bleue, rouge, et la légèreté de leur déplacement. Hélas pour elles, nous pouvons apercevoir quelques-unes de leur congénères, dans la bouche d’un guêpier d’Europe ou d’une bergeronnette qui nourrissait sa petite famille. Le loriot ne se montre pas toutefois Denis nous signale sa présence sonore et mélodieuse.

Aux abords du lac Noirel, nous mettons le pied à terre (enfin dans l’eau!) pour se dégourdir les jambes. Les premiers arrivés aperçoivent de nouveau une couleuvre vipérine en débarquant. Quelques dizaines de mètres suffisent à rejoindre le bord du lac où la Jussie se développe trop vite ; cette jolie plante aquatique invasive nuit à toute la végétation en occultant les rayons du soleil du fait de sa densité en surface. Le spectacle multicolore est splendide avec cette eau verdâtre, le Rocher rouge de Roquebrune en fond, et la Jussie aux fleurs jaune vif. Nous aurions envie de méditer un peu plus… des vols de rolliers nous invitent à reprendre les embarcations pour rejoindre notre point de départ à la base du Rocher. Le chemin du retour est réalisé un peu plus rapidement, sans doute la faim nous motive ! Le temps d’une courte pose nous contemplons une autre tortue de Floride moins patiente que sa congénère. Denis nous fait remarquer que celle-ci arbore plus nettement la tache rouge sur le côté de la tête, sans doute deux sous-espèces cousines. Deux goélands imperturbables, nullement dérangés par notre présence, se réchauffent sur un petit îlot au centre du fleuve. Nous rejoignons le ponton et débarquons sans difficulté (ou presque!). Avant de se quitter nous échangeons devant le panneau de la base du rocher regroupant les photos d’oiseaux visibles sur le secteur. Denis en profite pour apporter les derniers commentaires qui nous aident à revivre les bons moments que nous venons de passer ensemble.

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