Salle comble le 25 novembre

28.11
2018

L’après-midi débute par l’assemblée générale annuelle. Devant une salle bien garnie par les adhérents, la présidente présente le rapport moral d’une année particulièrement riche pour le 10ème anniversaire de notre association. On ne va pas  reprendre toutes les actions (d’ailleurs dans les posts ci-dessous vous retrouverez le déroulé des actions de l’année) mais tout de même il nous faut souligner le succès de la manifestation exceptionnelle des « Etangs d’Arts » au printemps. Avec l’intérêt porté,  par les nombreux artistes peintres et photographes venus « figer » des coins remarquables des étangs de Villepey, mais aussi par le nombre de visiteurs à l’exposition qui a suivi,  on comprend que nous avions vu juste en imaginant cette manifestation.

Le trésorier prend le relai pour commenter le bilan financier de l’année. De ce côté-là également notre dynamique association se porte bien. Ensuite nous procédons au renouvellement du tiers sortant des administrateurs. Annick Gauthier, Simon Paul Moretti et Denis Huin sont réélus. Jean-Jacques Vignon est également candidat à un poste de membre du Conseil d’Administration. Sa candidature est validée par l’assemblée générale. Après la présentation des projets pour 2019, un débat s’engage avec les adhérents, en attendant le clou des actions réalisées pour notre 10ème anniversaire à savoir la conférence de M Dusoulier.

C’est une salle Agricola comble (on a frôlé les 100 personnes) qui accueille François Dusoulier, éminent entomologiste,  notre conférencier du jour.

La présidente présente François Dusoulier
Salle comble

Le fait qu’il ait mené plusieurs études sur le site des étangs de Villepey par le passé a certainement influencé sa réponse positive à notre sollicitation. Nous en sommes ravis et nous le remercions d’avoir consacré un peu du temps précieux d’un Marseillais travaillant à Paris comme  Directeur-adjoint du réseau national des collections naturalistes au Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN, Paris) pour nous faire découvrir ce monde inconnu des insectes. 

Une heure trente d’intervention, cela est bien court pour présenter le métier d’entomologiste, les 10 millions de milliards d’insectes ou les 1,3 millions d’espèces répertoriées dont 10 000 nouvelles chaque année… Quel challenge relevé par notre conférencier ! 

Si le commun des mortels regroupe les insectes en deux catégories, les gentils (abeille, coccinelle, libellule, papillon…) et les méchants (frelon, guêpe, moustique…) les scientifiques quant à eux ne s’attardent pas trop sur les chiffres du fait de la démesure et de l’ampleur de la tâche qu’il leur reste à accomplir. En effet l’inventaire des insectes du monde est encore très incomplet puisque leur nombre total est généralement évalué entre 3 et 30 millions d’espèces : il resterait donc à découvrir et nommer entre 70 et 97 % des insectes vivants sur la Terre. Les entomologistes d’ailleurs se spécialisent sur des infimes parties du cheptel à étudier, ainsi la connaissance progresse plus rapidement mais des pans entiers restent encore à explorer. Les outils modernes facilitent les échanges entre scientifiques et la compilation des données accélère le processus. Qu’il soit privé ou public,  le travail des anciens notamment avec les tables d’expériences constituées sont des bibles à disposition des scientifiques d’aujourd’hui pour l’identification et la classification; par exemple la galerie d’entomologie du Muséum Nationale d’Histoire Naturelle de Paris regroupe une mine d’informations, aujourd’hui à la seule disposition des chercheurs, mais il en existe bien d’autres en France et dans le monde.  

Les insectes constituent plus de 70 % de la biodiversité spécifique connue du règne animal et bien entendu,  on pense savoir ce qu’est un insecte, mais attention, méfions-nous : bien souvent on prend pour des insectes des bébêtes qui n’en sont pas. Par exemple, les araignées et les mille-pattes ne sont pas des insectes! L’insecte est un invertébré qui dispose d’un corps divisé en trois parties, 1 tête qui porte 2 antennes, 1 thorax qui supporte 6 pattes et 4 ailes, et un abdomen. Voici une méthode apparemment simple mais il est quelquefois compliqué de s’y retrouver aussi facilement compte tenu de la taille souvent infime de certains d’entre eux. L’expérience et des facultés d’observation bien développées sont indispensables pour ne pas se laisser abuser par la première vision. Le cycle de vie d’un insecte passe par plusieurs phases de mue et plusieurs métamorphoses. La vie de l’insecte est en inter-action permanente avec celle de l’homme. Il est perçu comme un « ami » lorsqu’il apporte une contribution bénéfique voire vitale comme la pollinisation, ou bien comme un « ennemi », un nuisible, lorsqu’il est dangereux pour notre santé ou qu’il ravage la végétation ou nos cultures. Pourtant il est important de cohabiter et de limiter au plus strict minimum les interventions violentes de l’humain ou pire d’essayer de jouer à l’apprenti sorcier pour résoudre des difficultés de la vie en commun, car souvent ces interventions géniales de prime abord se révèlent le plus souvent lourdes de conséquences désagréables voire dangereuses pour tous. Laissons la nature faire son bonhomme de chemin, et contentons-nous de ne pas trop perturber son voyage…

Les insectes,  un monde un peu moins méconnu !

Quelques liens à suivre pour approfondir ce vaste sujet…

Insectes sur Wikipédia

Le mondes des insectes

La galerie d’entomologie du MNHN

Un site sur l’oeuvre de Jean-Henri Fabre

Microcox, site créé par quelques passionnés

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